05.02.2008
2007, LA PIRE ANNÉE POUR LES MÉDIAS D'ÉGYPTE
DEPUIS L'INDÉPENDANCE,
DIT
HRINFO
En dépit de la floraison des blogueurs et des médias indépendants,
l'année
dernière a été la pire pour la presse jamais recensée depuis
l'accession de
l'Égypte à l'indépendance, en 1952, conclut le Réseau arabe
d'information
sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights
Information,
HRInfo). Et avec de nombreuses poursuites intentées à la fin de 2007,
les
perspectives ne sont pas brillantes pour l'année qui vient, dit HRInfo.
Dans son premier rapport annuel sur la libre expression en Égypte,
HRInfo
met en lumière les principales menaces qu'a rencontrées la liberté de
la
presse l'an dernier dans le pays, à commencer par le recours notoire,
par
l'État, aux lois pénales sur la diffamation pour faire taire écrivains
et
journalistes. Mais beaucoup d'autres menaces ont contribué à cette
année
record, depuis l'augmentation du nombre des poursuites pour « hesba »
(«
insulte à Dieu »), où, aux termes de la loi islamique, toute personne
peut
intenter des poursuites si elle croit que Dieu a été offensé, jusqu'à
un
vigoureux système de censure que le gouvernement n'hésite pas à
utiliser.
Dans la première section, vous allez trouver de quelles lois sur la
liberté
de la presse les autorités égyptiennes font régulièrement fi, et à
quelles
lois elles ont recours pour infliger des amendes à des journalistes ou
pour
les enfermer. On a intenté 500 procès contre des journalistes, des
écrivains et des blogueurs en 2007, un nombre effarant.
La deuxième moitié du rapport souligne des cas de violation commise
contre
des journalistes et des blogueurs - et, pour la première fois, contre
des
artistes. Examinez qui sont les journalistes qui sont allés devant les
tribunaux pour « insulte au président »; consultez la liste des sites
web
qui ont été bloqués en 2007; ou encore, apprenez-en davantage sur les
films
et les pièces de théâtre qui n'ont pas été retenus parce qu'ils
incitaient
à la révolution.
Vers la fin du rapport, il devient évident que les journalistes, les
écrivains, les blogueurs et les artistes ont payé « un prix très élevé
pour
(jouir de) la liberté d'expression qu'assurerait le gouvernement ».
Pour lire le rapport, cliquer ici :
- en anglais : http://openarab.net/en/reports/opinion/index.shtml
- en arabe : http://www.hrinfo.net/press/2008/pr0124.shtml
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