20.05.2008
Kareem Amer sur Al-Jazeera
http://www.youtube.com/watch?v=NdAsinzKxDA
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16.05.2008
Un autre article sur Kareem Amer sur Menassat
Alexandra Sandels, une journaliste suédoise basée au Caire écrit à propos du manque croissant de la liberté d'Egypte pour Menassat:
Malgré le fait que les frontières de la liberté d'expression ait été poussé par la presse indépendante et la communauté des bloggeurs,2007 témoigne d'une vague de mesures répressives contre la liberté de la presse et de pensée en Egypte.
La décision de l'Egypte de condamner un jeune bloggeur de 23 ans Kareem Amer à la prison en février a suscité la fureur de la société civile et a attiré l'attention de la presse internationale. Pour une critique de l'institution islamique Al-Azhar et le governement égyptien, Amer a été condamné à 4 ans de prison pour insulte à l'Islam et au Président Moubarak sur son blog. C'est la première fois que l'Egypte condamne un bloggeur à une peine de prison.
L'avocat d'Amer Gamal Eid qui est aussi le directeur de l'organisation non-gouvernementale basée en Egypte, The Arabic Network for Human Rights Information insiste que "Kareem a franchi la ligne rouge en critiquant l'Islam, le président et l'insititution Al-Azhar"
Abdel Hadi suggère que le régime doit songer à " protéger sa légitimité" en condamnant Amer et envoyer un signal fort à tous ceux qui critiqueront la religion.
En tant que militantisme public, blogger est une activité dangereuse selon Eid. En avril, la sécurité a arrêté à l'aéroport du Caire un journaliste et bloggeur affilié aux Frères Musulmans Abdel Moneim Mahmoud qui tentait d'aller au Soudan pour faire un reportage sur les droits humains dans le Monde Arabe.
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15.05.2008
Kareem sur Menassat
Le texte ci-dessous est une traduction d'un article apparu sur Menassat. ( site spécialisé dans l'information du monde arabe
3 avril 2008
" Nous avons besoin de ne pas oublier Kareem"
Au premier anniversaire de son emprisonnement, "Free Kareem" lançe une autre campagnge mondiale aujourd'hui pour attirer l'attention sur le bloggeur égyptien.
Par ALEXANDRA SANDELS
Beyrouth/Caire, 22 fvrier 2008 (Mennassat) - C'était le 22 février de l'année dernière que le premier cypberdissident était condamné à la prison en Egypte. Kareem Amer qui avait à ce moment là 21 ans était un ancien étudiant de droit à l'Université islamique Al-Azhar. Il publiait des écrits sur son blog karam903.blogspot.com. Les autorités égyptiennes avaient décidé à ce moment là de traîner le cyberdissent en ustice. Une court d'Alexandrie condamnait Amer à 4 ans de prison pour "insulte de l'Islam et du Président Moubarak."
Le bloggeur passe acutellement ses jours à la prison Burj al-Arab en dehors d'Alexandrie" une institution connue pour les criminels" comme le décrit un militant.
Depuis un an, des groupes de défense des droits humains comme des politiciens étrangers font pression sur les autorité égyptiennes pour libérer Amer.
Le ministre des affaires étrangères Ahmed Abul-Gheit donne comme réponse le rejet de ce qui peut appartenir les affaires de l'Egypte..
En commémoration d'un an de condamnation d'Amer, le site de la campagne "Free Kareem" ont instauré une journée Kareem dans un effort de faire prendre conscience de son cas et pour que les gens n'oublient pas la situation du bloggeur emprisonné.
Les militants ont prévu des manifestations devant les ambassades d'Egytpte à Washington, Paris et Londres et les organisateurs invitent les écrivains à présenter des articles sur le cas d'Amer dans les journaux et les publications des étudiants.
Ce n'est pas la première fois que le groupe organise des actions de défense pour Amer. L'année dernière, ils avaient organisé des protestations en simultané dans dix capitales du monde notamment Paris, New York, Stockholm et Londres.
Cependant, cette année, l'équipe a changé sa stratégie pour améliorer son impact.
" Nous voulons que ce jour soit autant que possible efficace et par conséquent nous avons changé notre stratégie depuis l'année dernière. Au lieu d'organiser des manifestations partout dans le monde, nous avons choisi trois villes stratégiques. Notre but est de toucher le média et espérons renforcer notre message à travers les journaux" dit Esra'a Al-Shafei, présidente de la Coalition Free Kareem dans une interview avec MENASSAT"
Al-Shafei insiste sur la particularité importante de viser les Etats-Unis, les médias et les institutions à cause de l'influence stratégique de l'Amérique sur l'Egypte".
2 milliard de dollars sont envoyés à l'Egypte par les Etats-Unis. Nous voulons faire pression sur les autorités égyptiennes pour leur faire comprendre que garder Kareem en prison nuit à leur image continue Al-Shafei. "Je pense que le gouvernement y sera attentif ".
Les conditions physiques et psychologiques d'Amer reste une constante inquiétude pour les militants.
El-Shafei se dit inquiète par la situation de Kareem car celà fait un temps qu'elle n'a pas entendu parler de lui.
"J'ai entendu qu'il allait mieux. Nous lui envoyons des lettres mais nous ne savons pas s'il les reçoit.
La bloggeuse égyptienne Wa7damadreya reste en contact régulier avec Amer et est une des rare à pouvoir lui rendre visite en prison.
"Je suis très proche de lui. C'est très dur de le visiter en prison. Je pense y aller trois fois maintenant. Tu dois parti tôt et il te fait attendre longtemps" a dit Wa7damadreya dans un interview téléphonique.
“I’ve heard he is doing better. We are sending him letters but we don’t know if he is receiving them. For every three letters we send him we usually get one back ,” said Al-Shafei.
La dernière fois qu'elle a rendu visite à Amer en prison elle a attendu 6 heures pour le rencontrer moins de 50 minutes.
Elle a dit que celà fait longtemps qu'elle n'a pas entendu parler d'Amer.
She also said it has been a while since she last heard from Amer.
"J'ai reçu une lettre de Kareem le 6 février mais il l'avait envoyé à ma maison d'Alexandrie au lieu du Caire où je vis, je n'ai pas été capable de le lire pourtant. C'est un risque pour ma famille. Ils n'aiment que je reçoive des lettres de prisonniers" dit Wa7damasreya.
La vie est très difficile pour Amer mais Wa7damadreya indique que le bloggeurs rayonne toujours quand il reçoit des visites. Durant sa visite, Wa7damasreya apporte toujours des livres à Amer comme elle sait que c'est un grand lecteur.
"Kareem aime les livres. J'essaie d'apporter avec moi un livre quand je vais le voir. La dernière fois, je lui ai apporté un livre de Naguib Mahfouz."
Cependant, le bloggeur dit que Burj Al-Arab est rempli d'escrocs et de criminels. " Kareem est entouré de criminels. Les gardes frappent les prisonniers avec des bâtons" elle dit.
Amer lui-même s'est plaint récemment dans une lettre à son avocat où il disait subir des abus de la part de prisonniers et d'un garde à l'intérieur de la prison.
L'organisation a prévu de déclaré lincident pour demander une investigation. Les avocats d'Amer ont signalé cette affaire au Procureur Général mais ils n'ont pas pu obtenir cette investigation.
Quand on lui demande comment es-ce que le public peut aider Amer, Wa7damasreya dit à MENASSAT de lui envoyer des lettres et des livres est une bonne idée.
El-Shafei insiste sur l'importance pour que les gens n'oublie pas Kareem et le garde dans vos pensées.
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11.05.2008
Nous bloguons parce que nous croyons
L’article ci-dessous est une traduction d’un article publié dans le journal allemand « Die Zeit » (The Time).
Il a été publié trois jours après le premier anniversaire de la condamnation de Kareem le 25 février
Nous bloguons parce que nous croyons.
Un an après que le bloggeur égyptien Kareem était envoyé en prison pour avoir insulté l’Islam.
Par Simon Columbus.
Ses doigts forment le signe de la victoire mais Kareem Amer n’a pas gagné.
Bien au contraire, le 22 février de l’année dernière, l’étudiant de l’Université Al-Azhar au Caire était condamné et accumulait quatre ans de prison.
Trois années pour avoir insulté l’Islam et une année pour avoir insulté le président égyptien Hosni Moubarak.
Que s’est-il passé ? Le 22 octobre 2005, des émeutes contre les croyants chrétiens ont éclaté devant l’église d’Alexandrie.
Kareem Amer dont le nom réel est Abdul Kareem Nabeel Suleiman décrit l’incident.
Pour lui, le conflit religieux n’est rien d’autre qu’une excuse. Et il poursuit :
Mais l’Islam en procès et en condamnation avec tous ses symboles (…) dont tu peut être sûr ce qui s’est passé hier ne se répètera pas.
Durs mots dans un pays où l’Islam est religion d’Etat et la Charia la base de la législation. Même si beaucoup de ceux qui se battent pour la libération de Kareem Amer ne sont pas d’accord avec ses polémiques.
En tant que musulmans, nous sommes certainement en désaccord avec ce qu’il dit et la manière dont il l’écrit » dit Esra’a Al-Shafei du Bahreïn. Cependant nous sentons le besoin de protéger ses droits basiques pour le bien de nous tous.
Par conséquent, Esra’a Al-Shafei a initié la Campagne Free Kareem. Sur internet, les supporters collectent des informations sur le prisonnier et organise des manifestations de protestation dans le monde.
Kareem Amer est un de ceux qui appartient à une génération « rising » de jeunes garçons et filles éduqués du Moyen-Orient qui revendiquent d’utiliser internet comme un moyen d’expression.
Fouad Al-Farhan, un autre blogeur emprisonné en Arabie Saoudite [libéré aujourd’hui] dit que sa génération pense : nous bloggons car nous croyons nous avons des opinions qui méritent d’être entendus , et les esprits devraient être respectés.
Beaucoup de jeunes bloggeurs n’écrivent pas seulement à propos de la politique mais la plupart d’entre eux mentionnent des thèmes politiques encore et encore.
Ils veulent discuter et échanger entre eux à propos de leur vie aussi bien que les problèmes du Proche et Moyen-Orient.
Pour Fouad Al-Farhan, c’est seulement possible à travers des forums, réseaux sociaux et des blogs sur internet, car il n’y a pas de média libre ou une liberté de s’assembler dans des pays de la région dirigé autocratiquement.
Le rapport de l’organisation non-gouvernementale Reporters Sans Frontières arrive à la conclusion qu’ici il n’y a pas de liberté de la presse dans aucun pays du Proche et du Moyen-Orient. La flatterie est la meilleure façon de garder son travail et sa liberté »
Les plus influents deviennent les jeunes bloggeurs qui sont capables d’écrire ce qu’ils pensent réellement. Ils apportent à l’attention du public des problèmes qui sont ignorés par les médias contrôlés par les Etats. Beaucoup travaillent avec des surnoms, travaille en anonymat pour se protéger.
D’après l’Initiative for an Open Arab Net en 2007, on peut compté à peu près une douzaine de détention et de menaces pour des bloggeurs en Egypte. Aussi, au Proche et au Moyen-Orient, la guerre contre le terrorisme donne une excuse pour légitimer les fermetures de sites.
Souvent, les bloggeurs deviennent des victims de conflits politiques: Ahmed Al-Omran, un des bloggeurs saoudiens proéminents, croit que son compatriote Fouad Al-Farhan est arrêté comme un bouc émissaire. Il est coincé au milieu d’un conflit entre le Roi Abdullah, qui est pressé pour les réformes et ses officiels conservateurs.
Kareem Amer est dans la même situation : Il est probablement détenu car la police s’en prend à la blogosphère égyptienne des membres islamistes des Frères Musulmans et les réformistes libéraux.
Kareem Amer a été rejeté par sa famille avant qu’il soit envoyé en prison. Son père a même appelé à une condamnation à mort.
Parce que les prisonniers égyptiens dépendent de leur famille pour leurs besoins quotidiens, Esra’a Al-Shafei et l’équipe de « Free Kareem » a collectionné des dons pour lui. Dans une lettre écrite depuis la prison, le détenu fait connaître sa reconnaissance :
« La Prison ne me changera pas."
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26.01.2008
Kareem Amer dans l'Humanité
Blog à part
La liberté de la presse était déjà bien mince en Égypte. Avec la condamnation à quatre ans de prison prononcée hier par le tribunal d’Alexandrie contre un blogueur pour avoir « incité à la haine de l’islam » et insulté le président égyptien Hosni Moubarak sur Internet, c’est la liberté d’expression qu’offre Internet qui est cette fois visée. Incarcéré depuis novembre dernier à cause de huit articles diffusés sur son blog, Abdel Karim Souleïman, un ancien étudiant en droit âgé d’une vingtaine d’années, était le premier blogueur à comparaître devant un tribunal en Égypte. Le tribunal lui reproche d’avoir affirmé que l’université Al Azhar du Caire, qui fait autorité dans la communauté sunnite, diffusait des idées extrémistes et s’en être pris à Moubarak en le comparant à un pharaon. Des organisations des droits de l’homme et des blogueurs membres de l’opposition craignent que la condamnation de Souleïman ne fasse jurisprudence et entrave la liberté d’expression sur Internet. « C’est une jurisprudence dangereuse car elle aura des répercussions surle seul espace de liberté dont nous disposons, que constitue Internet », a estimé un blogueur.
Nicolas Guillermin
Article paru
le 23 février 2007
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20.01.2008
Découvrir un autre article sur Kareem Amer dans le Monde
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17.01.2008
Blogs sous surveillance

Par Alain Frachon, le Monde (France) du 13 Janvier 2007
Il s’appelle Abdelkareem Nabil Suleiman. C’est un jeune étudiant égyptien de 22 ans, un garçon sage, d’une famille musulmane conservatrice. On ne lui connaît aucun tropisme pour l’extrémisme politique – ni gauche ni islamiste. Il étudie le droit pour devenir avocat. Il aime son pays, ses parents, ses sœurs et sûrement ses grands-parents. Depuis la fin octobre 2005, Abdelkareem n’est plus tout à fait un homme libre, rapporte Reporters sans frontières (www.rsf.org). Régulièrement convoqué par la justice, il est tantôt incarcéré, tantôt remis en liberté, le temps que l’on précise les charges contre lui retenues. De nouveau arrêté le 6 novembre 2006, il a été présenté un mois plus tard à un procureur de la région d’Alexandrie (200 km au nord du Caire, la capitale). Il a comparu seul, ses avocats ayant été convoqués ailleurs … Le procureur a décidé de maintenir le jeune homme quelques semaines de plus en prison. Mais il a, enfin, formulé des chefs d’inculpation. C’est lourd : « Circulation de rumeurs troublant l’ordre public ; diffamation à l’encontre du président égyptien ; incitation au renversement du régime ; incitation à la haine envers l’islam, circulation d’idées nuisant à la réputation de l’Egypte. »
Qu’a donc fait le sage Abdelkareem Nabil Suleiman ? Quel crime a-t-il commis pour retenir ainsi l’attention de la justice de son pays ? Réponse : il blogue. Sous son nom de blogueur, Kareem Amer, il tien son journal électronique à l’adresse suivante : karam903.blogspot.com, à l’intention de ceux qui ont le goût de s’y promener. Ecrits subversifs ? Abdelkareem dénonce le sort que l’islam réserve aux femmes, stigmatise les attiques contre les coptes d’Egypte, défend la cause des libertés public, etc. Voltairien sans le savoir, sans doute, il est centriste, réformiste sur un échiquier politique dont les dirigeants – le régime finissant d’Hosni Moubarak – ont décidé qu’entre eux, autocrates aux affaires, et les islamistes, il n’y aurait rien. Cela fait près d’un quart de siècle que ces régimes-là écrasent toute opposition démocratique pour créer l’impasse qui justifie le statu quo : nous ou les islamistes.
A nouveau champ d’expression, nouvelle répression donc. Mais la Toile a ceci de plaisant qu’elle facilite la solidarité militante – en réseau précisément. Pour sortir de l’alternative régimes autoritaires-islamistes, des courageux s’organisent. Ils défendent les défenseurs des droits de la femme et de l’homme dans le monde arabe. The Arabic Network for Human Rights Information (hrinfo.net) a le premier attiré l’attention sur le blogeur égyptien. Tapez Kareem Amer sur un moteur de recherche pour prendre la mesure de la mobilisation en faveur de ce prisonnier de conscience.
Sous la plume de notre consoeur Claire Ulrich, les lecteurs du Monde 2 pourront prochainement lire le portrait de l’Américain Ethan Zuckerman. C’est l’un des plus déterminés des activistes des droits de l’homme sur internet. Il anime www.globalvoicesonline.org qui, dans le monde entier, mène une veille constante sur les blogs traitant des droits de l’homme. Grâce à des blogueurs bénévoles de la trempe d’un jeune Egyptien nommé Abdelkareem Nabil Suleiman.
(By Alain Frachon, Le Monde January 13, 2007 - Le Monde is the leading French newspaper(www.lemonde.fr)
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