19.05.2008
Liberté pour Kareem El-Beheiri!
Egypte19.05.2008
Reporters sans frontières demande la libération du blogueur Kareem El-Beheiri
Reporters sans frontières demande aux autorités égyptiennes de libérer le blogueur Kareem El-Beheiri, arrêté le 6 avril 2008 à Mahalla alors qu’il couvrait une grève touchant l’usine de textile dans laquelle il travaillait. Il est détenu à la prison de Borg El Arab (40 km d’Alexandrie) depuis le 9 avril.
« Kareem El-Beheiri est soumis à de mauvais traitements. Il a commencé une grève de la faim et nous nous inquiétons pour son état de santé. La direction de la prison refuse de le transférer à l’hôpital pour qu’il reçoive les soins adéquats. Nous demandons aux autorités de le libérer en attendant de préciser les charges exactes retenues à son encontre », a déclaré Reporters sans frontières
Dans une lettre adressée à Zakareya Abdel Aziz, directeur de l’organisation rassemblant les juges du Caire, le 18 mai, Kareem El-Beheiri témoigne des mauvais traitements qui lui ont été infligés, ainsi qu’à Tareq Amin et Kamal el-Fayyoumy, deux activistes arrêtés le même jour. « Nous avons été torturés dans les quartiers de sécurité de l’Etat à Mahalla les 6, 7 et 8 avril. Des policiers ont électrocuté Kareem, insulté et battu Tareq Amin et Kamal El-Fayyoumy », écrivent-ils (http://allthegoodnameshadgone.blogspot.com/2008/05/letter-from-kamal-el-fayyoumy-tareq.html)
Kareem El-Beheiri était ouvrier à l’usine de textile Misr Filature et Tissage de la cité industrielle de Mahalla. Il a perdu son emploi pour « absentéisme » bien que ses employeurs aient reçu les documents confirmant son incarcération. Les autorités lui reprochent d’avoir incité à la grève sur son blog, dans lequel il évoque les actions organisées par les ouvriers égyptiens pour manifester contre leurs mauvaises conditions de vie.
Dans son dernier article, Kareem El-Beheiri écrit : « Il est maintenant sept heures du matin, le 6 avril, et je m’en vais à Mahalla pour couvrir la grève de l’usine. Priez pour moi et j’espère que chacun réussira à montrer les failles du régime égyptien. Kareem El-Beheiri, d’un pays libre : celui des révolutionnaires égyptiens. »
La grève du 6 avril, organisée pour protester contre la vie chère, a été suivie par plusieurs milliers de personnes au Caire et dans la ville industrielle de Mahalla. Un groupe intitulé « 6 avril », créé sur le réseau social Facebook, appelant les Egyptiens à protester par tous les moyens, rassemblait 64 000 membres à la veille des manifestations. L’internaute Esraa Abdel Fattah Ahmed est restée plus de deux semaines en prison pour avoir fait partie de ce groupe. Son inititateur, Ahmed Maher, un ingénieur de 27 ans, a été battu par la police de Mahalla pendant douze heures afin d’obtenir les identifiants du groupe. Son compte a été annulé par Facebook, qui le considérait comme un « spammeur » en raison du nombre important de messages qu’il envoyait aux membres de « 6 avril » pour les inciter à se mobiliser.
« Cette grève organisée sur Internet est une première pour les autorités, qui ne savent pas à qui en imputer la responsabilité. Nous condamnons la détention pendant plusieurs semaines d’individus qui n’ont fait qu’user de leur droit à la liberté d’expression », a conclu l’organisation.
L’Egypte compte six millions d’internautes et la blogosphère y est l’une des plus actives du Moyen-Orient. Depuis les manifestations demandant le départ du président Hosni Moubarak à l’approche de l’élection de 2005, les blogueurs ont pris le relais des médias officiels en publiant des photos et des vidéos. Ils sont aujourd’hui considérés comme une source d’informations à part entière. En janvier 2007, le journaliste Wael Abbas a diffusé des vidéos montrant des policiers qui torturaient des détenus. Ces images ont servi de preuves dans un procès qui a abouti à la condamnation de l’un des officiers à trois ans de prison. C’était la première fois qu’un tel événement se produisait.
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07.05.2008
Réaction d'Amnesty International à la condamnation de Kareem Amer
AMNESTY INTERNATIONAL
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Flash
Index AI : MDE 12/006/2007 (Public)
Bulletin n° : 037
ÉFAI
22 février 2007
Égypte. La condamnation de Karim Amer fait des blogueurs des nouvelles cibles pour les autorités
Amnesty International condamne la peine de quatre ans d'emprisonnement infligée ce jeudi 22 février par un tribunal égyptien au blogueur Karim Amer, et elle demande la libération immédiate et inconditionnelle de cet homme.
«Cette condamnation est un nouveau coup porté à la liberté d'expression en Égypte, a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du nord d'Amnesty International. Les autorités égyptiennes doivent protéger l'exercice pacifique de la liberté d'expression, y compris si les points de vue exprimés peuvent être perçus comme choquants par certaines personnes. Amnesty International considère Karim Amer comme un prisonnier d'opinion poursuivi uniquement pour avoir exprimé de manière pacifique son point de vue sur différents sujets.»
«Les autorités égyptiennes doivent abroger la loi, contraire aux normes internationales, qui prévoit des peines d'emprisonnement pour des personnes n'ayant rien fait de plus qu'exercer de manière pacifique leurs droits à la liberté d'expression, de pensée, de conscience et de religion.»
Karim Amer est le premier Égyptien jugé pour avoir écrit des blogs critiques à l'égard des autorités religieuses d'el Azhar, du président Moubarak et de l'islam. Il a été accusé notamment de «diffusion d'informations susceptibles de troubler l'ordre public et de ternir la réputation du pays», «d'incitation à la haine de l'islam» et de «diffamation à l'égard du président de la République».
16:52 Publié dans Association de défense des droits humains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La réaction d'Human Rights Watch à la condamnation de Kareem Amer
Egypte: Abandoner les charges contre le bloggeur.
Le procès montre le besoin d’en finir avec les freins de la liberté d’expression.
Caire, 27 Janvier, 2007 :
Les autorités égyptiens devraient immédiatement abandonner tous les charges contre un bloggeur pour ses écrits sur internet et le relâcher sans délai, a dit aujourd’hui Human Rights Watch.
Le procès a commencé le 25 janvier d’Abd Al-Karim Nabil Suleiman, mieux connu sous son nom de plume Kareem Amer, le premier bloggeur égyptien à être poursuivi en justice pour le contenu de son blog(…)
Suleiman, un ancien étudiant de 22 ans en droit à l’Université Al-Azhar, est apparu devant le procureur public le 7 novembre 2006,suite à une plainte déposée par l’Université, pour répondre à la charge « diffusion d’informations menaçant l’ordre public », » incite à la haine des musulmans » et « insulte au président ».
Il postait fréquemment des articles critiquant l’Islam, les autorités d’Al-Azhar et le président Hosni Moubarak sur son blog. Le procureur a ordonné sa détention pendant l’investigation et a renouvelé sa détention quatre fois avant l’ouverture de son procès à la Court Muharram Bek à Alexandrie (…)
« Charger une personne pour l’expression pacifique de ses points de vue est triste ?
En freinant la liberté des bloggeurs à poster, le gouvernement pourrait essayer de fermer aux égyptiens un espace important d’expression libre sur les événements et les problèmes qui les inquiètent.
Sarah Leah Whitson Responsable du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord de Human Rights Watch
Les agents de sécurité ont arête Suleiman le 26 octobre 2005 à sa maison à Muharram Beck, un district d’Alexandrie quelques jours après des émeutes meurtriers extrémistes.
4 jours plus tôt, il avait posté des commentaries sur son blog critiquant lest émeutes musulmans et l’Islam. En mars 2006, un conseil de discipline d’Al-Azhar l’avait rendu coupable de blasphémer l’Islam et l’a exclu de l’université.
Les charges contre Suleiman sont en contradiction avec la liberté d’expression garantie par le droit international . L’Article 102(bis) du Code Penal permet la détention de « quiconque qui diffusent délibérément des nouvelles, informations, fausses ou induisant des rumeurs, ce qui est responsable de la sécurité public, diffuse terreur parmi la population, ou cause tort ou dommage à l’intérêt public ».
L’article 176 du Code Penal permet l’emprisonnement de quiconque qui incite la discrimination contre une partie de la population à cause de la race, origine, langue ou croyance et si cette incitation est responsable de troubler l’ordre public.
L’article 179 permet la détention de « quiconque qui insulte le Président de la République.
Le gouvernement égyptien devrait immédiatement abandonner tous les charges contre Suleiman et le libérer ; Whiston a dit. « Suleiman est coupable de rien mais à exercé de manière pacifique sont de liberté d’expression. Au lieu de poursuivre un bloggeur pour avoir exercer son droit à la liberté d’expression , le gouvernement devrait amender les lois qui abrègent ces droits.
16:46 Publié dans Association de défense des droits humains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.02.2008
Triste anniversaire pour Kareem Amer : un @n de prison pour le blogueur égyptien
"Kareem Amer est un bouc émissaire. On a voulu que sa condamnation soit exemplaire. Depuis, plusieurs blogueurs ont été obligés de fermer leurs sites ou d’en retirer des commentaires. Des rumeurs ont même été lancées contre certains d’entre eux, les accusant de s’être convertis au christianisme, d’être homosexuels ou criminels, pour pouvoir les arrêter et les détenir pendant presque deux mois parfois. (...)En Egypte, c’est en bloguant que les libertés s’acquièrent. Ce sont les blogueurs qui traitent des sujets tabous et qui diffusent des articles que nul autre média n’oserait diffuser".
Waël Abbas, qui a fait parvenir ce texte à Reporters sans frontières, est journaliste indépendant et blogueur au Caire. Il est sous le coup d’un mandat d’arrêt suite à la publication, sur son blog, (http://misrdigital.blogspirit.com/) de photos prises lors d’une manifestation au printemps 2006, montrant deux policiers déchirer le drapeau égyptien. En janvier 2007, il avait fait partie de ceux qui avaient publié sur le Net des vidéos de policiers torturant des détenus. Ces images ont depuis servi de preuves aux autorités pour condamner l’un des agents à trois ans de prison.
Reporters sans frontières condamne fermement l’attitude des autorités vis-à-vis des blogueurs et réitère sa demande de libération de Kareem Amer.
"Kareem Amer n’aurait pas dû devenir le symbole de la répression de la blogosphère égyptienne. Il devrait continuer à bloguer sur la situation de son pays. Il a été arrêté et condamné à quatre ans de prison pour un commentaire laissé sur un blog. Nous demandons sa libération et lançons un appel aux internautes pour que le combat des blogueurs égyptiens sur la Toile soit entendu", a déclaré l’organisation.
Abdel Kareem Nabil Suleiman (« Kareem Amer »), étudiant en droit, a été condamné le 22 février 2007 à quatre ans de prison, dont trois pour avoir "incité à la haine de l’islam" et un pour "diffamation à l’égard du président de la République". Il est incarcéré à la prison de Borg El Arab, à 40km d’Alexandrie, où il est victime de mauvais traitements. Dans les lettres qu’il a fait parvenir à ses avocats, il a évoqué son "enfermement en cellule d’isolement pendant dix jours" et des "tortures physiques, passées sous silence par le médecin de la prison qui a modifié son dossier médical".
Interpellé une première fois en octobre 2005 pour avoir publié des écrits antireligieux sur son blog (www.karam903.blogspot.com), le jeune homme avait passé 18 jours en détention et son disque dur lui avait été confisqué. Aucune charge n’avait été retenue à son encontre à l’époque. Arrêté à nouveau fin 2006 pour avoir publié des propos insultants sur son blog, il a été jugé quatre mois plus tard par le tribunal Moharram Bek d’Alexandrie. Lors de la deuxième audience de son procès, le 1er février 2007, il a été accusé d’apostasie par Mohamed Dawoud, un avocat intervenant de sa propre initiative, qui exigeait « une peine maximale pour celui qui a insulté Dieu, son prophète et le Coran ».
Avant sa condamnation, Kareem Amer collaborait régulièrement à des forums de discussion sur des sites comme www.rezgar.com. Après ses études, il souhaitait créer une ONG pour protéger les droits de l’homme et plus particulièrement les femmes musulmanes de toutes formes de discriminations et de violences. Le 5 décembre 2007, il s’est vu attribuer le Prix Reporters sans frontières / Fondation de France dans la catégorie "Internet".
Le 22 janvier 2007, Reporters sans frontières a écrit au ministre égyptien de la Justice pour qu’il intervienne en faveur de Kareem Amer et demandé aux Nations unies qu’elles refusent d’accorder à l’Egypte l’organisation du Forum sur la gouvernance d’Internet, prévu en 2009. L’organisation n’a pas reçu de réponse et le Forum se tiendra en Egypte.
19:28 Publié dans Association de défense des droits humains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.02.2008
RSF au Salon du Tourisme pour Kareem Amer
Salon mondial du tourisme15.03.2007

Reporters sans frontières et des blogueurs français connus manifestent pour demander la libération de l’egyptien "Kareem Amer"
Des blogueurs français réputés et des militants de Reporters sans frontières ont manifesté, le 15 mars 2007, devant le stand de l’Egypte à l’occasion du Mondial du tourisme. Ils protestaient contre la condamnation du jeune blogueur égyptien "Kareem Amer", le 22 février, à quatre ans de prison. Ils ont accroché au stand des souris d’ordinateur "censurées" (voir photos) et brandi des portraits du prisonnier et des banderoles portant le slogan "Egypte = ennemie d’Internet".
"Nous souhaitons exprimer notre solidarité avec Kareem et montrer que les blogueurs français se sentent concernés par les atteintes à la liberté d’expression, même lorsqu’elles se produisent à l’étranger. Nous souhaitons également inciter la blogosphère française, qui est l’une des plus dynamiques du monde, à se mobiliser en faveur de ce jeune homme. Nous pourrions tous être à sa place si nous vivions en Egypte", ont déclaré les blogueurs.
Liste des blogueurs ayant participé à l’opération : Fred de Mai (http://fdmai.com), Natacha Quester-Séméon (www.memoire-vive.org), Pierre Etienne Pommier (www.ipol.fr), Carlo Revelli (www.agoravox.fr), Hélène Legastelois (http://monblogdefille.mabulle.com), Christophe Grébert (www.monputeaux.com), Pierre Catalan (http://pierrecatalan.hautetfort.com), Cai Chongguo (http://caichongguo.blog.lemonde.fr), Laureen Martin (http://leblogmedias.rsfblog.org/) and Mry (http://mry.blogs.com).
Abdel Kareem Nabil Suleiman ("Kareem Amer") a été condamné, le 22 février 2007, à quatre ans de prison pour avoir "incité à la haine de l’islam" et "insulté" le président égyptien sur son blog. Reporters sans frontières considère que cette sentence est un message d’intimidation adressé au reste de la blogosphère égyptienne, qui a prouvé ces dernières années qu’elle constituait un contre-pouvoir efficace aux dérives autoritaires du gouvernement. Plus d’informations sur cette affaire.
01:20 Publié dans Association de défense des droits humains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 février 07 Communiqué de presse de Reporters Sans Frontières
Egypte 22.02.2007
Le blogueur "Kareem Amer" condamné à quatre ans de prison
Abdel Kareem Nabil Suleiman ("Kareem Amer") a été condamné, le 22 février 2007, à quatre ans de prison pour avoir "incité à la haine de l’islam" et insulté le président égyptien sur son blog. "Cette sentence est honteuse. Hosni Moubarak avait promis il y a trois ans presque jour pour jour de supprimer du code pénal les peines de prison pour les délits de presse. La condamnation de Kareem est un message d’intimidation adressé au reste de la blogosphère égyptienne, qui avait prouvé ces dernières années qu’elle constituait un contre-pouvoir efficace aux dérives autoritaires du gouvernement ", a déclaré Reporters sans frontières.
"Suite à cette condamnation, qui confirme que l’Egypte a bien sa place sur notre liste des "ennemis d’Internet", nous demandons aux Nations unies de rejeter la demande faite par ce pays de recevoir en 2009 le Forum sur la gouvernance d’Internet (IGF). Après l’organisation du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) en Tunisie, autre pays répressif envers la liberté d’expression sur le Net, un tel choix achèverait de discréditer le processus onusien de discussion sur l’avenir d’Internet. Cette lourde sentence est enfin un camouflet pour les organisations internationales et les Etats qui soutiennent la politique du président Hosni Moubarak. Il est temps que la communauté internationale s’élève contre les atteintes récurrentes à la liberté de la presse et aux droits des internautes dans ce pays", a ajouté l’organisation.
Kareem Amer, détenu depuis le 6 novembre 2006, a été condamné à trois ans de prison pour avoir "incité à la haine de l’islam" et à un an pour avoir insulté le président égyptien. Le juge n’a pas retenu la charge de "propagation de rumeurs troublant l’ordre public" qui figurait dans le dossier d’accusation. Le blogueur dénonçait régulièrement les dérives religieuses et autoritaires du gouvernement de Hosni Moubarak. Il avait également critiqué les plus hautes institutions religieuses du pays, en particulier l’université sunnite Al-Azhar, dans laquelle il étudiait le droit.
L’Egypte figure sur la « liste des treize ennemis d’Internet 2006 » de Reporters sans frontières. Ce pays a proposé d’organiser l’une des phases de l’IGF, un processus de négociation concernant la régulation d’Internet organisé sous l’égide de l’ONU.
Le 23 février 2004, Galal Aref, nouvellement élu président du Syndicat des journalistes égyptiens, annonçait une grande nouvelle : Hosni Moubarak l’avait contacté par téléphone et s’était officiellement engagé à mettre fin à la possibilité de prononcer des peines de prison à l’encontre des professionnels des médias poursuivis dans le cadre de leur profession. Il promettait ainsi une véritable réforme des lois régissant les délits de presse. Trois ans ont passé, mais rien n’a changé : les journalistes risquent toujours la prison malgré un semblant de réforme en 2006. (plus d’informations sur les engagements pris par le Président)
Reporters sans frontières considère que les personnes qui écrivent sur Internet, comme les journalistes professionnels, bénéficient du droit fondamental à la liberté d’expression et condamne le recours à des peines de prison pour des délits d’expression.
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