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07.05.2008
La réaction d'Human Rights Watch à la condamnation de Kareem Amer
Egypte: Abandoner les charges contre le bloggeur.
Le procès montre le besoin d’en finir avec les freins de la liberté d’expression.
Caire, 27 Janvier, 2007 :
Les autorités égyptiens devraient immédiatement abandonner tous les charges contre un bloggeur pour ses écrits sur internet et le relâcher sans délai, a dit aujourd’hui Human Rights Watch.
Le procès a commencé le 25 janvier d’Abd Al-Karim Nabil Suleiman, mieux connu sous son nom de plume Kareem Amer, le premier bloggeur égyptien à être poursuivi en justice pour le contenu de son blog(…)
Suleiman, un ancien étudiant de 22 ans en droit à l’Université Al-Azhar, est apparu devant le procureur public le 7 novembre 2006,suite à une plainte déposée par l’Université, pour répondre à la charge « diffusion d’informations menaçant l’ordre public », » incite à la haine des musulmans » et « insulte au président ».
Il postait fréquemment des articles critiquant l’Islam, les autorités d’Al-Azhar et le président Hosni Moubarak sur son blog. Le procureur a ordonné sa détention pendant l’investigation et a renouvelé sa détention quatre fois avant l’ouverture de son procès à la Court Muharram Bek à Alexandrie (…)
« Charger une personne pour l’expression pacifique de ses points de vue est triste ?
En freinant la liberté des bloggeurs à poster, le gouvernement pourrait essayer de fermer aux égyptiens un espace important d’expression libre sur les événements et les problèmes qui les inquiètent.
Sarah Leah Whitson Responsable du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord de Human Rights Watch
Les agents de sécurité ont arête Suleiman le 26 octobre 2005 à sa maison à Muharram Beck, un district d’Alexandrie quelques jours après des émeutes meurtriers extrémistes.
4 jours plus tôt, il avait posté des commentaries sur son blog critiquant lest émeutes musulmans et l’Islam. En mars 2006, un conseil de discipline d’Al-Azhar l’avait rendu coupable de blasphémer l’Islam et l’a exclu de l’université.
Les charges contre Suleiman sont en contradiction avec la liberté d’expression garantie par le droit international . L’Article 102(bis) du Code Penal permet la détention de « quiconque qui diffusent délibérément des nouvelles, informations, fausses ou induisant des rumeurs, ce qui est responsable de la sécurité public, diffuse terreur parmi la population, ou cause tort ou dommage à l’intérêt public ».
L’article 176 du Code Penal permet l’emprisonnement de quiconque qui incite la discrimination contre une partie de la population à cause de la race, origine, langue ou croyance et si cette incitation est responsable de troubler l’ordre public.
L’article 179 permet la détention de « quiconque qui insulte le Président de la République.
Le gouvernement égyptien devrait immédiatement abandonner tous les charges contre Suleiman et le libérer ; Whiston a dit. « Suleiman est coupable de rien mais à exercé de manière pacifique sont de liberté d’expression. Au lieu de poursuivre un bloggeur pour avoir exercer son droit à la liberté d’expression , le gouvernement devrait amender les lois qui abrègent ces droits.
16:46 Publié dans Association de défense des droits humains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

