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21.02.2008
Triste anniversaire pour Kareem Amer : un @n de prison pour le blogueur égyptien
"Kareem Amer est un bouc émissaire. On a voulu que sa condamnation soit exemplaire. Depuis, plusieurs blogueurs ont été obligés de fermer leurs sites ou d’en retirer des commentaires. Des rumeurs ont même été lancées contre certains d’entre eux, les accusant de s’être convertis au christianisme, d’être homosexuels ou criminels, pour pouvoir les arrêter et les détenir pendant presque deux mois parfois. (...)En Egypte, c’est en bloguant que les libertés s’acquièrent. Ce sont les blogueurs qui traitent des sujets tabous et qui diffusent des articles que nul autre média n’oserait diffuser".
Waël Abbas, qui a fait parvenir ce texte à Reporters sans frontières, est journaliste indépendant et blogueur au Caire. Il est sous le coup d’un mandat d’arrêt suite à la publication, sur son blog, (http://misrdigital.blogspirit.com/) de photos prises lors d’une manifestation au printemps 2006, montrant deux policiers déchirer le drapeau égyptien. En janvier 2007, il avait fait partie de ceux qui avaient publié sur le Net des vidéos de policiers torturant des détenus. Ces images ont depuis servi de preuves aux autorités pour condamner l’un des agents à trois ans de prison.
Reporters sans frontières condamne fermement l’attitude des autorités vis-à-vis des blogueurs et réitère sa demande de libération de Kareem Amer.
"Kareem Amer n’aurait pas dû devenir le symbole de la répression de la blogosphère égyptienne. Il devrait continuer à bloguer sur la situation de son pays. Il a été arrêté et condamné à quatre ans de prison pour un commentaire laissé sur un blog. Nous demandons sa libération et lançons un appel aux internautes pour que le combat des blogueurs égyptiens sur la Toile soit entendu", a déclaré l’organisation.
Abdel Kareem Nabil Suleiman (« Kareem Amer »), étudiant en droit, a été condamné le 22 février 2007 à quatre ans de prison, dont trois pour avoir "incité à la haine de l’islam" et un pour "diffamation à l’égard du président de la République". Il est incarcéré à la prison de Borg El Arab, à 40km d’Alexandrie, où il est victime de mauvais traitements. Dans les lettres qu’il a fait parvenir à ses avocats, il a évoqué son "enfermement en cellule d’isolement pendant dix jours" et des "tortures physiques, passées sous silence par le médecin de la prison qui a modifié son dossier médical".
Interpellé une première fois en octobre 2005 pour avoir publié des écrits antireligieux sur son blog (www.karam903.blogspot.com), le jeune homme avait passé 18 jours en détention et son disque dur lui avait été confisqué. Aucune charge n’avait été retenue à son encontre à l’époque. Arrêté à nouveau fin 2006 pour avoir publié des propos insultants sur son blog, il a été jugé quatre mois plus tard par le tribunal Moharram Bek d’Alexandrie. Lors de la deuxième audience de son procès, le 1er février 2007, il a été accusé d’apostasie par Mohamed Dawoud, un avocat intervenant de sa propre initiative, qui exigeait « une peine maximale pour celui qui a insulté Dieu, son prophète et le Coran ».
Avant sa condamnation, Kareem Amer collaborait régulièrement à des forums de discussion sur des sites comme www.rezgar.com. Après ses études, il souhaitait créer une ONG pour protéger les droits de l’homme et plus particulièrement les femmes musulmanes de toutes formes de discriminations et de violences. Le 5 décembre 2007, il s’est vu attribuer le Prix Reporters sans frontières / Fondation de France dans la catégorie "Internet".
Le 22 janvier 2007, Reporters sans frontières a écrit au ministre égyptien de la Justice pour qu’il intervienne en faveur de Kareem Amer et demandé aux Nations unies qu’elles refusent d’accorder à l’Egypte l’organisation du Forum sur la gouvernance d’Internet, prévu en 2009. L’organisation n’a pas reçu de réponse et le Forum se tiendra en Egypte.
19:28 Publié dans Association de défense des droits humains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.02.2008
RSF au Salon du Tourisme pour Kareem Amer
Salon mondial du tourisme15.03.2007

Reporters sans frontières et des blogueurs français connus manifestent pour demander la libération de l’egyptien "Kareem Amer"
Des blogueurs français réputés et des militants de Reporters sans frontières ont manifesté, le 15 mars 2007, devant le stand de l’Egypte à l’occasion du Mondial du tourisme. Ils protestaient contre la condamnation du jeune blogueur égyptien "Kareem Amer", le 22 février, à quatre ans de prison. Ils ont accroché au stand des souris d’ordinateur "censurées" (voir photos) et brandi des portraits du prisonnier et des banderoles portant le slogan "Egypte = ennemie d’Internet".
"Nous souhaitons exprimer notre solidarité avec Kareem et montrer que les blogueurs français se sentent concernés par les atteintes à la liberté d’expression, même lorsqu’elles se produisent à l’étranger. Nous souhaitons également inciter la blogosphère française, qui est l’une des plus dynamiques du monde, à se mobiliser en faveur de ce jeune homme. Nous pourrions tous être à sa place si nous vivions en Egypte", ont déclaré les blogueurs.
Liste des blogueurs ayant participé à l’opération : Fred de Mai (http://fdmai.com), Natacha Quester-Séméon (www.memoire-vive.org), Pierre Etienne Pommier (www.ipol.fr), Carlo Revelli (www.agoravox.fr), Hélène Legastelois (http://monblogdefille.mabulle.com), Christophe Grébert (www.monputeaux.com), Pierre Catalan (http://pierrecatalan.hautetfort.com), Cai Chongguo (http://caichongguo.blog.lemonde.fr), Laureen Martin (http://leblogmedias.rsfblog.org/) and Mry (http://mry.blogs.com).
Abdel Kareem Nabil Suleiman ("Kareem Amer") a été condamné, le 22 février 2007, à quatre ans de prison pour avoir "incité à la haine de l’islam" et "insulté" le président égyptien sur son blog. Reporters sans frontières considère que cette sentence est un message d’intimidation adressé au reste de la blogosphère égyptienne, qui a prouvé ces dernières années qu’elle constituait un contre-pouvoir efficace aux dérives autoritaires du gouvernement. Plus d’informations sur cette affaire.
01:20 Publié dans Association de défense des droits humains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 février 07 Communiqué de presse de Reporters Sans Frontières
Egypte 22.02.2007
Le blogueur "Kareem Amer" condamné à quatre ans de prison
Abdel Kareem Nabil Suleiman ("Kareem Amer") a été condamné, le 22 février 2007, à quatre ans de prison pour avoir "incité à la haine de l’islam" et insulté le président égyptien sur son blog. "Cette sentence est honteuse. Hosni Moubarak avait promis il y a trois ans presque jour pour jour de supprimer du code pénal les peines de prison pour les délits de presse. La condamnation de Kareem est un message d’intimidation adressé au reste de la blogosphère égyptienne, qui avait prouvé ces dernières années qu’elle constituait un contre-pouvoir efficace aux dérives autoritaires du gouvernement ", a déclaré Reporters sans frontières.
"Suite à cette condamnation, qui confirme que l’Egypte a bien sa place sur notre liste des "ennemis d’Internet", nous demandons aux Nations unies de rejeter la demande faite par ce pays de recevoir en 2009 le Forum sur la gouvernance d’Internet (IGF). Après l’organisation du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) en Tunisie, autre pays répressif envers la liberté d’expression sur le Net, un tel choix achèverait de discréditer le processus onusien de discussion sur l’avenir d’Internet. Cette lourde sentence est enfin un camouflet pour les organisations internationales et les Etats qui soutiennent la politique du président Hosni Moubarak. Il est temps que la communauté internationale s’élève contre les atteintes récurrentes à la liberté de la presse et aux droits des internautes dans ce pays", a ajouté l’organisation.
Kareem Amer, détenu depuis le 6 novembre 2006, a été condamné à trois ans de prison pour avoir "incité à la haine de l’islam" et à un an pour avoir insulté le président égyptien. Le juge n’a pas retenu la charge de "propagation de rumeurs troublant l’ordre public" qui figurait dans le dossier d’accusation. Le blogueur dénonçait régulièrement les dérives religieuses et autoritaires du gouvernement de Hosni Moubarak. Il avait également critiqué les plus hautes institutions religieuses du pays, en particulier l’université sunnite Al-Azhar, dans laquelle il étudiait le droit.
L’Egypte figure sur la « liste des treize ennemis d’Internet 2006 » de Reporters sans frontières. Ce pays a proposé d’organiser l’une des phases de l’IGF, un processus de négociation concernant la régulation d’Internet organisé sous l’égide de l’ONU.
Le 23 février 2004, Galal Aref, nouvellement élu président du Syndicat des journalistes égyptiens, annonçait une grande nouvelle : Hosni Moubarak l’avait contacté par téléphone et s’était officiellement engagé à mettre fin à la possibilité de prononcer des peines de prison à l’encontre des professionnels des médias poursuivis dans le cadre de leur profession. Il promettait ainsi une véritable réforme des lois régissant les délits de presse. Trois ans ont passé, mais rien n’a changé : les journalistes risquent toujours la prison malgré un semblant de réforme en 2006. (plus d’informations sur les engagements pris par le Président)
Reporters sans frontières considère que les personnes qui écrivent sur Internet, comme les journalistes professionnels, bénéficient du droit fondamental à la liberté d’expression et condamne le recours à des peines de prison pour des délits d’expression.
01:10 Publié dans Association de défense des droits humains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.02.2008
Pourquoi es-ce que Kareem Amer a été renvoyé de l’Université Al-Azhar?

Au début de mars 2006, Abdul Kareem avait dit s’attendre au conseil disciplinaire de l’Université Al-Azhar. Il devait faire face aux articles qu’il avait posté sur son blog aussi bien que sur Modern Discussion ou Copts United où il exprimait ses points de vue laïcs, défendait l’égalité des sexes et critiquait l’Université Al-Azhar.
On l’a interrogé sur les articles où il exprimait ses opinions laïcs, critiquait la politique de ségrégation des sexes à l’université et disait son désaccord avec le Grand Sheikh d’Al-Azhar et le serment d’allégeance au Président Moubarrak.
Kareem ne dénie pas l’écriture de ces articles, déclaration représentant ses propres opinions qu’il avait publié sur Internet, non dans les locaux du campus.
Et à la fin de la cession, il a été accusé
- De mépriser les religions en général et spécifiquement l’Islam
- Insulte du Grand Sheikh d’Al-Azhar
- Athéïsme
L’Université a transmis les documents d’investigation au Procureur Général.
01:20 Publié dans Foire aux questions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Liberté de mouvement des juges Hisham Bastawissi et Ashraf El-Baroudi.
07/02/2008
L’Observatoire-REMDH : Egypte : Lettre ouverte conjointe aux autorités
REMDH - L’OBSERVATOIRE POUR LA PROTECTION DES DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME (OMCT-FIDH)
LETTRE OUVERTE
À l’attention de M. Mohammad Hosni Mubarak Président de la République arabe d’Égypte
Par fax : +202 390 1998
Concerne : Grave préoccupations au sujet des restrictions à la liberté de mouvement des juges Hisham Bastawissi et Ashraf El-Baroudi.
Excellence,
L’Observatoire pour la protection de défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), ainsi que le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) font part de leurs préoccupations les plus vives au sujet de l’interdiction de voyager qui a été imposée à M. Hisham Bastawissi, vice-président de la Cour de cassation égyptienne, et M. Ashraf El-Baroudi, juge à la Cour d’appel d’Alexandrie.
M. Bastawissi et M. El-Baroudi ont été invités à assister à une réunion sur l’indépendance de la justice dans la région Euro-méditerranéenne organisée par le REMDH à Bruxelles du 9 au 11 février 2008. Cet évènement inclut un séminaire public qui se tiendra au Parlement européen le lundi 11 février, auquel ces deux juges sont censés participer et s’adresser.
Conformément à la loi égyptienne qui interdit aux juges de voyager à l’étranger sans autorisation préalable, Mr. Bastawissi a déposé une demande auprès du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Le 5 février 2008, le CSM a rejeté la demande, sans fournir de raison, l’empêchant ainsi de quitter le pays. Dans le cas de M. El Baroudy, sa demande a été transmise au juge en charge du département de l’administration de la Cour d’appel d’Alexandrie il y a deux semaines, et est restée sans réponse à ce jour. Du fait de cette situation, les deux juges ne pourront sans doute se rendre en Belgique.
Nous condamnons fermement cette entrave à la liberté de mouvement de M. Bastawissi et M. El Baroudi, en violation flagrante de l’article 12.2 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui dispose que « toute personne est libre de quitter n’importe quel pays, y compris le sien ». Interdire à ces deux juges d’assister à une réunion sur l’indépendance du pouvoir judiciaire constitue aussi une violation claire de leur liberté d’expression consacré par le Principe 8 des Principes fondamentaux relatif à l’indépendance de la magistrature (ONU, 1985) : « Selon la Déclaration universelle des droits de l’homme, les magistrats jouissent, comme les autres citoyens, de la liberté d’expression, de croyance, d’association et d’assemblée ; toutefois, dans l’exercice de ces droits, ils doivent toujours se conduire de manière à préserver la dignité de leur charge et l’impartialité et l’indépendance de la magistrature ».
Nous rappelons que des défenseurs des droits de l’Homme égyptiens et d’autres acteurs, notamment des membres du pouvoir judiciaire, qui dénoncent le manque d’indépendance du pouvoir judiciaire ont été particulièrement visés au cours de ces dernières années. En 2006, deux juges, dont M. Bastawissi, ont fait l’objet d’une procédure disciplinaire – donnant lieu dans le cas de M. Bastawissi à un blâme - à la suite de leur appel en faveur de l’indépendance du pouvoir judiciaire et de leurs protestations contre la fraude électorale au cours des élections parlementaires de 2005. Nous rappelons aussi que le Parlement européen, dans sa résolution récente sur la situation en Égypte du 17 janvier 2008, a souligné « l’importance qu’il y a à garantir et à renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire en modifiant ou en abrogeant toutes les dispositions juridiques qui enfreignent ou ne garantissent pas suffisamment son indépendance ;(…) la nécessité du respect et de la protection de la liberté d’expression et d’association des magistrats, conformément aux articles 8 et 9 des principes fondamentaux des Nations unies relatifs à l’indépendance de la magistrature ».
De manière plus générale, nous déplorons le climat général d’hostilité à l’égard des défenseurs des droits de l’Homme en Egypte, qui sont régulièrement confrontés à des entraves à leur liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association, et font face à un harcèlement administratif et judiciaire.
Nous rappelons en outre que selon la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’assemblée générale de l’ONU le 9 décembre 1998, « Chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international » (article 1). De plus, l’article 8.2 de la déclaration garantit « le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de soumettre aux organes et institutions de l’Etat, ainsi qu’aux organismes s’occupant des affaires publiques, des critiques et propositions touchant l’amélioration de leur fonctionnement, et de signaler tout aspect de leur travail qui risque d’entraver ou empêcher la promotion, la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales ».
En conséquence, nous appelons les autorités égyptiennes à :
Lever immédiatement toute restriction à l’encontre de la liberté de mouvement de Messieurs Bastawissi et El-Baroudi afin de leur permettre de se rendre en Belgique et d’y accomplir leur mission,
Respecter les libertés fondamentales des juges, notamment leur liberté de mouvement, d’expression et d’association ;
Mettre un terme à toutes les formes de harcèlement et de restrictions à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme en Égypte.
Se conformer aux dispositions de la Déclaration de l’ONU sur les défenseurs des droits de l’Homme.
Garantir en toute circonstance l’indépendance du pouvoir judiciaire et permettre au Rapporteur spécial des Nations unies sur l’Indépendance des juges et des avocats de se rendre en Égypte pour y effectuer une visite à ce sujet,
Garantir en toute circonstance le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales en conformité avec les normes et instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par l’Égypte.
Dans l’espoir que vous tiendrez compte de nos commentaires,
Veuillez recevoir, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations respectueuses.
Souhayr BELHASSEN, Président de la FIDH
Eric SOTTAS, Directeur de l’OMCT
Kamel JENDOUBI, Président du REMDH
En copie
· Premier ministre M. Ahmed Mahmoud Mohamed Nazif, fax : + 202 735 6449 / 7958016 · Ministre de l’Intérieur, General Habib Ibrahim Habib El Adly, fax : +202 579 2031 / 794 5529 · Ministre de la Justice, M. Mamdoh Mohi E-din Mari, fax : +202 795 8103 · Conseil national des droits de l’Homme, fax : + 202 5747497 / 5747670 · Ambassade d’Égypte à Bruxelles, fax : +32 2 675.58.88 · Mission permanente d’Égypte auprès des Nations unies à Genève, fax : +41 22 738 44 15.
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05.02.2008
2007, LA PIRE ANNÉE POUR LES MÉDIAS D'ÉGYPTE
DEPUIS L'INDÉPENDANCE,
DIT
HRINFO
En dépit de la floraison des blogueurs et des médias indépendants,
l'année
dernière a été la pire pour la presse jamais recensée depuis
l'accession de
l'Égypte à l'indépendance, en 1952, conclut le Réseau arabe
d'information
sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights
Information,
HRInfo). Et avec de nombreuses poursuites intentées à la fin de 2007,
les
perspectives ne sont pas brillantes pour l'année qui vient, dit HRInfo.
Dans son premier rapport annuel sur la libre expression en Égypte,
HRInfo
met en lumière les principales menaces qu'a rencontrées la liberté de
la
presse l'an dernier dans le pays, à commencer par le recours notoire,
par
l'État, aux lois pénales sur la diffamation pour faire taire écrivains
et
journalistes. Mais beaucoup d'autres menaces ont contribué à cette
année
record, depuis l'augmentation du nombre des poursuites pour « hesba »
(«
insulte à Dieu »), où, aux termes de la loi islamique, toute personne
peut
intenter des poursuites si elle croit que Dieu a été offensé, jusqu'à
un
vigoureux système de censure que le gouvernement n'hésite pas à
utiliser.
Dans la première section, vous allez trouver de quelles lois sur la
liberté
de la presse les autorités égyptiennes font régulièrement fi, et à
quelles
lois elles ont recours pour infliger des amendes à des journalistes ou
pour
les enfermer. On a intenté 500 procès contre des journalistes, des
écrivains et des blogueurs en 2007, un nombre effarant.
La deuxième moitié du rapport souligne des cas de violation commise
contre
des journalistes et des blogueurs - et, pour la première fois, contre
des
artistes. Examinez qui sont les journalistes qui sont allés devant les
tribunaux pour « insulte au président »; consultez la liste des sites
web
qui ont été bloqués en 2007; ou encore, apprenez-en davantage sur les
films
et les pièces de théâtre qui n'ont pas été retenus parce qu'ils
incitaient
à la révolution.
Vers la fin du rapport, il devient évident que les journalistes, les
écrivains, les blogueurs et les artistes ont payé « un prix très élevé
pour
(jouir de) la liberté d'expression qu'assurerait le gouvernement ».
Pour lire le rapport, cliquer ici :
- en anglais : http://openarab.net/en/reports/opinion/index.shtml
- en arabe : http://www.hrinfo.net/press/2008/pr0124.shtml
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15:45 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.02.2008
Censure au Yemen
Yemen : le site de soutien au blogueur égyptien Kareem Amer est bloqué
Le site de soutien au blogueur égyptien Kareem Amer (http://www.freekareem.org/), emprisonné à Borg El Arab (40km d’Alexandrie), est bloqué par les autorités au Yemen depuis le 28 janvier. Le message suivant apparaît à chaque tentative de connexion : "Votre demande ne peut aboutir car le contenu du site est catégorisé comme : sexe". Le fournisseur d’accès à Internet, Yemen Net, laisse cependant le choix aux Internautes de demander sa réouverture du site ou la fermeture d’autres sites dont le contenu est choquant. La pornographie est la première cause de fermeture de sites Internet dans le pays.
23:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

